8 juillet 2020

Témoignage – « Cette crise sanitaire est un évènement historique. En continuant mon activité, j’ai eu l’impression d’apporter ma pierre à l’édifice »

Sur le front « confinement », vu par Julie LANCELOT, Coordinatrice Exploitation Logistique à la plateforme Feu Vert de Saint-Vulbas.

Julie Lancelot

Peux-tu te présenter?

J’ai intégré la plateforme logistique de Feu vert à Saint-Vulbas en Septembre 2016 dans le cadre d’une licence puis d’un double master en transport & logistique internationale. Feu Vert m’a donc permis de faire mes 3 années de formation en alternance jusqu’à l’obtention de mon diplôme.

J’occupe maintenant un poste de coordinatrice d’exploitation « préparation de commandes/expédition ». Chaque équipe travaillant à la plateforme logistique est composée de deux coordinateurs d’exploitation, leurs chefs de quais respectifs ainsi que les collaborateurs qui composent l’équipe en elle-même. Pour ma part, mon équipe se constitue d’environ une vingtaine de préparateurs et préparatrices de commandes et expéditionnaires.

En tant que coordinatrice d’exploitation, j’ai la responsabilité d’organiser et animer le travail de mon équipe. Je veille au respect des procédures, des règles d’hygiène et de sécurité. Enfin, je supervise mon équipe de manière à atteindre les objectifs journaliers dans le but de satisfaire nos magasins, en termes de délais et qualité, tout en respectant les critères de rentabilité de la plateforme.

En quoi le confinement a-t-il impacté ton travail?

A l’annonce du confinement, Feu Vert a dû fermer les centres autos. A la plateforme logistique, nous nous sommes donc retrouvés au chômage partiel. Rapidement, Feu Vert a réagi en décidant de maintenir l’activité e-commerce avec la livraison à domicile. J’ai été sollicitée avec deux autres collaborateurs pour manager cette activité e-commerce.

D’ordinaire, 120 personnes travaillent à la plateforme. Pendant le confinement, nous n’étions plus que 3 pour saisir, préparer et expédier les commandes clients. L’activité e-commerce a connu un essor conséquent, passant d’environ 20 à 30 colis par jour, à plus de 150.

Avec les nouvelles mesures sanitaires, nous avons tous dû changer nos habitudes de travail (port du masque, désinfection du matériel, distanciation sociale,…)

Mon travail en lui-même a évolué. Chaque jour, je devais prendre les commandes, les préparer, les emballer et les expédier. Pendant ce confinement, en plus de mes fonctions d’encadrement habituelles, j’ai traité les commandes « clients particuliers ». De plus, étant un des seuls relais «physique » sur la plateforme, j’ai du répondre à certaines demandes des personnes qui étaient en télétravail et qui n’avaient pas accès à leurs documents/outils de travail.

Quelles étaient tes motivations pour travailler pendant cette période?

Lorsque mon responsable m’a proposé d’intégrer le projet e-commerce, j’ai tout de suite accepté. D’une part, j’apprécie le travail que je fais au quotidien sur la plateforme. d’’autre part, cette crise sanitaire est un événement historique. En continuant mon activité, j’ai eu l’impression d’apporter ma « pierre à l’édifice ».

Travailler pendant ce confinement était motivant car ça m’a permis d’avoir une activité en dehors de mon domicile. C’était plutôt agréable de venir à la plateforme car nous y étions seulement 3. Le stress et le rythme de travail étaient totalement différent de celui que l’on peut avoir le reste de l’année. Nous avions seulement le e-commerce à gérer et moins de flux et d’interlocuteurs que d’habitude.

Qu’est-ce qui te reste de cette période de confinement?

J’ai pu prendre du recul sur mes fonctions habituelles en passant notamment davantage de temps sur la préparation de commandes. Ce qui est toujours bénéfique pour améliorer nos modes opératoires.

Étant en équipe réduite et n’étant plus vraiment coordinatrice durant cette période, le rapport de hiérarchie s’est quelque peu estompé. Cela m’a permis de connaitre un peu mieux mes collaborateurs et de créer du lien, ce dont nous avons moins le temps le reste de l’année.